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Mardi 11 septembre 2001

Version intégrale du débat sur le Debord(el) of ... en 17 chapitres

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Chapitre XIII: L'étourdi Bueno et sa dialectique burlesque (Anarstrige du coulée et Anonymous)

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Message # : 0341 from Anarstrige du coulée / L'étourdi Bueno et sa dialectique burlesque
La Révolution, notre Révolution, cette Révolution prolétarienne et anarchiste, à laquelle, depuis le premiers jours, nous avons offert des pages de gloire, nous requiert de ne pas abandonner les armes, et de ne pas non plus abandonner le noyau compact que jusqu´à présent nous avons constitué, quel que soit le nom dont on l´appelle : colonne, division ou bataillon.Un “Incontrolado” de la Columna de Hierro (Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937)
Faut-il vous dire que je ne suis pas un gentleman? Scutenaire
Je l´ai déjà dit dans ma précédente réponse, si ce que tu racontes sur toi est vrai alors tu mérites un certain respect, cependant une existence mouvementée n´est pas un gage de clairvoyance, ton analyse des évènements du 11 septembre le prouve à bien des égards. En ce qui me concerne ce n´est pas parce que je n´étale pas ma vie sur ce forum qu´il faut en déduire qu´elle est “protégée.” Sur ce forum j´ai pas forcément envie d´étayer mes arguments par des bribes autobiographiques. Je préciserai simplement que jusqu´à maintenant je n´ai été à la disposition de personne, le peu d´argent que j´ai reçu par une activité salariale dans le cadre universitaire (L'université ne m‘a pas donné que son argent mais aussi ses titres !... l'université est une brave conne qu'il faut savoir enculer !) ne m´a demandé aucun effort. Je peux donc dire que jusqu´ici et certainement pour le restant de ma vie je ne m´abaisserai pas à travailler contre mon gré. La paresse n´est pas une fin en soi mais un moyen nécessaire pour acquérir le recul qui prédispose à une lucidité sereine.
Pour commencer, je note que tu as modifié la FORME de ton discours passant d´une conspiration endogène - insinuée - du pouvoir (“La société dans laquelle nous devons vivre (...) a prouvé encore une fois qu´elle est capable de n´importe quelle vilenie, qu´elle n´hésitera devant rien pour atteindre ses buts” [Le Reichstag brûle à nouveau]) à une récupération d´actes exogènes au pouvoir (“je pense que l'attentat a été commis par un groupe, très utilement constitué d'Arabes et de musulmans recrutés dans les camps et les bidonvilles du Moyen Orient, manipulé par un autre groupe de conspirateurs, afin d'obtenir une situation de conflit ouvert contre l'ennemi de choix, qu'ils peuvent ou non voir comme un ennemi véritable; situation que d'autres "conspirateurs", ceux-là d'une espèce bien différente, ont immédiatement MIS À PROFIT pour avoir exactement ce que l'on a devant nous” [LA COQUILLE SAINT-JACQUES DE LA THÉORIE]) Ce glissement sémantique, nécessaire à la crédibilité de ton interprétation (en effet qui peut sérieusement croire à une conspiration endogène du pouvoir), te permet de conserver le FOND de ton analyse qui repose intégralement sur cette question : à qui profite le crime ?
Pour ma part je considère depuis le début qu´il s´agit d´une offensive de la mort comme en témoigne le titre du tableau de Bruegel “Le triomphe de la mort” qui illustrait le texte (Le deuxième effet Kiss Cool) dans lequel je me réjouissais, à chaud, de la correction magistrale amplement méritée que venaient d'enregistrer les États-Unis.
Contrairement à toi, je n´ai pas eu besoin de rafistoler mon discours en chemin, je me suis contenté de rester cohérent. Tu privilégies implicitement les notions de complot et de récupération alors que moi je m´interroge sur la motivation de ces “renégats de la civilisation occidentale” que sont les kamikazes et plus généralement sur la signification fondamentale d´une telle offensive.
Que les dirigeants occidentaux profitent de la situation n´a rien de surprenant, “la société dans laquelle nous devons vivre” a toujours su tiré profit des évènements les plus sanglants. Je fais même partie de ceux qui pensent que les 60 millions de morts de la seconde guerre mondiale ont permis d´assurer la pérennité du capitalisme. Mais je répète que cette société aurait très bien pu se passer des attentats du 11 septembre. Et si demain “les fous d´Allah” sauront vraiment maîtriser les armes bactériologiques ou nucléaires alors tu comprendras très vite que la vraie question n´est pas de savoir à qui profite la violence terroriste mais quel sens doit-on donner à cette offensive ? L´offensive que vient de subir les États-Unis sur leur territoire est sans précédent elle place les spéculateurs face à une évidence : on ne recycle pas la mort, peut-être finiront-ils enfin par admettre que l‘homme n‘est pas une marchandise et que leur survie est une tragédie absurde (le spéculateur ne sait pas qu´il est mortel sinon il ne serait pas spéculateur d´où l´intérêt qu´il ne puisse pas voir les cadavres de ses camarades à la télévision). Dans cette perspective optimiste, la civilisation marchande s´efface naturellement et l´assaut du 11 septembre devient salutaire. Malheureusement nous n´en sommes pas encore là, les agents de la domination ont toutes les raisons d´appréhender cette perspective. Pour comprendre la signification et la portée de cet assaut il faut donc revenir aux auteurs.
Cette offensive a été menée par des individus courageux, incompris et sous-estimés. En tout état de cause, il existe aujourd´hui des individus disposant d´un capital culturel substantiel prêts à se sacrifier pour la Jihad, parmi les kamikazes du 11 septembre la plupart étaient en situation régulière sur le territoire américain et tous avaient acquis les savoirs de bases d'où le terme renégats. Ces “humiliés en armes” disent souvent qu´ils veulent autant mourir que les Occidentaux veulent vivre. Leur rejet du mode de vie occidental est irrévocable, en ceci ils portent les germes de la nouvelle “vague” romantique qui pourrait bien être la dernière. Ils ne changeront pas le monde... mais le monde ne les changera pas pour autant. Les dirigeants occidentaux ont créé toutes les conditions politiques et sociales propices à l´avènement de ces “morts romantiques”. Ces mêmes dirigeants savent désormais qu´ils marchent sur des oeufs.
Les Américains ont peur de bombarder d´autres pays que l´Afghanistan comme le Pakistan, par exemple, qui est le véritable nid de la Jihad puisque c´est là qu´on recense le plus de madrassas (écoles coraniques) fondamentalistes. Le jour des attentats partout les Occidentaux s´attendaient à des massacres, à des représailles massives sur les pays arabes. L´Occident n´a pas contre-attaqué spontanément parce qu´il ne pouvait décemment (c´est à dire sans choquer son opinion publique) désigner son ennemi : le SUD... la Misère. Dès l´instant où surgit le spectre d´une confrontation Nord/Sud l´Occident comprend qu´il a tout intérêt à ne pas précipiter les évènements et à ne pas frapper l'ensemble des pays arabes qui abritent les satanés terroristes. Du coup l´objectif devient la capture de Ben Laden, qui comme chacun le sait est le fruit de l´impérialisme américain.
L´Occident redoutait aussi la réaction d‘une “cinquième-colonne” qu´il a toujours gérée à l´aide de la prison (Aux Etats-Unis 1/3 de la population noire est sous tutelle judiciaire) et de fréquentes bavures policières. La criminalisation de la misère dans une société ancrée dans une discrimination multidimensionnelle draine immanquablement une haine larvée chez les surnuméraires. Les petits-fils des esclaves qui meurent chaque jour dans le goulag américain rêvent d´une guerre civile, digne de ce nom, qui pourraient enfin les opposer à leurs bourreaux dans un affrontement direct et sauvage, une sorte de jugement dernier sur terre. Les textes de Malcom X sont toujours d´actualité et ses “enfants” ne demandent qu´à se radicaliser.
Les kibboutzim étaient dus à la dépossession de la paysannerie arabe. Ils savent très bien que la fraternité du “cul-blanc” ne doit pas s´étendre au bougnoule. À ce propos Malcom X disait justement dans un de ses derniers discours: “Je crois en la fraternité entre les hommes. Mais ce n´est pas pour autant que je refuse d´être réaliste, que je refuse d´admettre que l´Amérique est une société qui ne reconnaît pas la fraternité. Elle ne pratique pas ce qu´elle préconise. Elle prêche la fraternité mais elle ne la pratique pas. Et parce que cette société ne pratique pas la fraternité, ceux d´entre nous qui sommes musulmans (...) croient en une fraternité de l´islam". Malcom X (Un problème américain ? Non ! Un problème mondial - 16/02/1965).
Aujourd´hui, le contexte international est brûlant, la violence gagne du terrain, ils est urgent d´en profiter pour attiser la haine et jeter un peu (à chacun selon ses capacités) d´huile sur le feu. En France par exemple il faut rappeler que les harkis sont des traîtres et que beaucoup de pieds-noirs ne méritaient pas de revenir vivants de leur périple africain. Voilà l´objectif, parvenir progressivement à un affrontement aussi large que possible.
Je vais maintenant répondre point par point à ta réponse.
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"J'ai dit qu'il n'est pas important de savoir *qui* a commis l'attentat contre le WTC, mais si de savoir ce qu'il va se passer *après*."
Certes, mais suis-je obligé d´adopter ton point de vue?
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"Fidèle aux normes du "débat" dans ces forums de mes deux, tu l'ignores complètement et tu insistes quand-même en vouloir affirmer que j'aurais dit que l'attentat serait l'oeuvre d'un service secret quelconque, comme si c'était ça l'important dans ce que j'ai dit. (Et, à propos, quand tu m'as cité, tu as très convenablement exclu mon troisième exemple, celui de l'assassinat de l'archiduc, qui à mon avis est justement celui qui a le plus de points de coïncidence avec le cas présent, aussi dans ses résultats, mais qui n'était pas bon pour ton argumentation; enfin, passons.) Je vais donc essayer d'être le plus didactique possible, pour ne pas laisser des doutes à propos de ce que je pense, et pour qu'on puisse passer à des choses plus importantes."
Ton initiative me paraît raisonnable.
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"Je pense que la possibilité des services secrets n'est pas à exclure, mais je la trouve très improbable, presque impossible: *aucun* service secret au monde aurait la capacité de maintenir secrète une conspiration de ce genre. Mais il est tout aussi improbable que ça ait été l'oeuvre d'un groupuscule comme celui de Ben Laden, constitué d'ex-collaborateurs américains et sûrement infiltré de tous les cotés. Ridicule. Donc, ou bien Ben Laden n'y est pour rien (ce qui est confirmé par la façon dont on essaie de l'inculper sans aucune preuve et dont il essaie d'en profiter sans se compromettre), ou bien c'est lui le responsable et en ce cas on le savait à l'avance, et on l'a laissé faire. Quoiqu'il en soit, le résultat est le même: dire (ou, dans ton cas, même pas dire, mais laisser entendre) que l'attentat peut avoir une origine "bien intentionnée" est faire preuve d'une crédulité sans bornes. Et dans les deux cas, une logique très simple pointe vers une conspiration, comme tu dis, "endogène".
Au début de cette réponse j´ai suffisamment commenté nos divergences sur ce point.
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"Parce-que tu seras sûrement d'accord avec moi au moins sur l'existence d'une conspiration, ou non?"
Faux problème!
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"Ou bien ta critique de la "logique marchande" te pousse à une horreur de toute logique?"
Je suis d´accord avec Debord quand il dit que la logique s´est socialement formée dans le dialogue, par conséquent, quand je décrypte tes hypothèses sur l´origine des attentats je prends soin de ne pas trop te prendre au sérieux.
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"Peut-être penses-tu que ceux qui ont lancé les avions contre les tours se sont rencontrés par hasard et ont décidé sur-le-champ de le faire?"
Les kamikazes ont organisé (évidemment tu peux remplacer ce verbe par conspiré) de manière intentionnelle l´offensive contre les États-Unis.
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"Rions en passant de tes exemples de terrorisme "révolutionnaire". Tu profites bien de la confusion sur ce qui serait le "terrorisme". Les "rêveurs de l'absolu" ont certes joué un rôle dans les événements qui ont conduit trente ans après à la prise du pouvoir par les bolchéviques (faut-il le rappeler, *contre* les soviets), mais certainement ce rôle n'était pas déterminant. Ils ont tout au plus renforcé la position des courants autoritaires dans le mouvement révolutionnaire russe."
Les rêveurs de l´absolu sont les vrais instigateurs de 1917 et les descendants des sans-culottes. Dire qu´ils ont renforcé les courants autoritaires du mouvement révolutionnaire russe c´est salir leur honneur, cela en dit long sur l‘importance que tu accordes au courage. Par leur intransigeance révolutionnaire ils ont, à terme, installé un climat insurrectionnel, ils ont fixé dans toutes les consciences un point de non-retour. Ils ne sont pas responsables de la mascarade qui a suivi. Ils oeuvraient pour une séparation totale des pouvoirs, ils condamnaient toute forme d´autorité. Au niveau de la réaction (l´humiliation entraîne la haine, la haine l´intransigeance, l´intransigeance la MORT) on peut incontestablement mettre en liaison les rêveurs de l´absolu avec les kamikazes islamistes. La religiosité du discours et la conclusion tragique sont aussi présentes dans les deux cas, comme en témoigne cette approche de Bakounine par Enzensberger:“L´esprit, cette vieille taupe, en a déjà terminé de son oeuvre souterraine et, bientôt, on le verra reparaître pour se poser en juge ... Tous les hommes sont emplis d´un certain pressentiment et quiconque n´ayant pas les organes vitaux paralysés voit en frémissant s´approcher l´avenir qui prononcera la parole libératrice. En Russie même, peut-être appelée à un grand avenir, s´amassent de sombres nuages annonciateurs d´orage. Et c´est pourquoi nous crions à nos frères aveuglés : Faîtes pénitence! Faîtes pénitence! Le règne du Seigneur est proche! Fions-nous donc à l´Esprit éternel, qui ne détruit et n´anéantit que parce qu´il est la source insondable et éternellement créatrice de toute vie. Détruire, c´est encore créer.
Ces phrases (de Bakounine) se lisaient dans les “Annales allemandes de la Science et des Arts” de 1842. (...) Michel Bakounine était un risque-tout, un aventurier, un vandale ; le démon de la destruction lui avait donné des ailes. Par sa furieuse éloquence, il réussit à forcer son entrée dans l´Internationale marxiste. En 1872, il l´avait fait sauter. Son credo était aussi ardent que primitif: c´était un anarchiste de la plus belle eau. Il écrivait: “L´État le plus petit et le plus inoffensif est encore criminel dans ses rêves.” (...) Et il tira les conséquences de cette doctrine dans son oeuvre maîtresse, “Le Catéchisme révolutionnaire”: "Dur pour lui-même, le révolutionnaire doit l´être aussi pour les autres. Il doit étouffer tout sentiment de sympathie, d´amitié, d´amour, de reconnaissance, toute émotion envers ses parents au profit d´une passion unique, froide : celle du travail révolutionnaire. Pour lui ne doit exister qu´une joie, qu´une consolation, qu´une récompense, qu´une satisfaction : le succès de la révolution. Nuit et jour, il ne doit avoir qu´une idée, qu´un but : l´impitoyable destruction. En poursuivant froidement et constamment ce but, il faut qu´il soit prêt à mourir lui-même et prêt aussi à tuer de ses propres mains tous ceux qui l´empêcheraient d´atteindre ce but.” Hans Magnus Enzensberger (Les rêveurs de l´absolu)
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"Les franc-tireurs français et les anarchistes espagnols étaient en guerre, et leurs attentats étaient contre des forces *militaires*, ou même contre des "fils de pute" qualifiés comme les prêtres et les policiers, pas contre des "fils de pute" anonymes(1). Quant aux "innombrables factions néo-marxistes d'Amérique Latine et d'Afrique" et à "certaines franges d'E.T.A. ou du F.P.L.P." (et pourquoi cette injustice contre l'IRA?), veux-tu vraiment que je gaspille notre temps pour te dire ce que j'en pense?"
Non! Dis moi juste ce que tu penses du dernier assassinat du F.P.L.P. et ne me dis pas que c'est le dernier coup d´éclat d´un mouvement en perte de vitesse manipulé par la Syrie ... Tout ce que je vois c'est que le commando a supprimé Rehavam Zeevi, une des pires charognes sionistes et ça ça fait toujours plaisir.
D´autre part je me demande où tu prends tes informations parce que le premier avion ne s´est pas écrasé sur la Tour Sud à 8H40 mais à 8H56 et le deuxième avion s´est écrasé sur la Tour Nord à 9H15 (Libération du 12 septembre). À ces heures là il ne fait absolument aucun doute qu´un grand nombre de fils-de-putes étaient déjà sur les lieux. Enfin cela dit rien ne t´empêche de croire, en dehors du bon sens, que les 6000 (ou 5000, ça change constamment) morts du 11 septembre étaient tous des prolétaires innocents.
Oh ! voilà que dans ta note de la note ressurgit la conspiration interne, cher Bueno, dois-je mettre ceci sur le compte des substances illicites ?
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"Quand je parle de "terrorisme", je suis clair: je parle de tout groupe qui s'*approprie* de *ma* violence, et donc l'usurpe, pour l'utiliser à ses propres fins de conquête du pouvoir d'État. Et ici il n'y a pas de rémission possible: quelles que soient les intentions des individus qui les composent, ces groupes sont *toujours* contre-révolutionnaires. Ils sont donc, de ce seul fait, l'ennemi. En plus, quand ils ne sont pas directement manipulés, leurs actions sont toujours utilisées par l'ennemi plus "visible". Aucune bergerette romantique sur la beauté de la violence ne peut faire oublier ce fait simple de la vie."
Mais alors, si je suis ton raisonnement, les rêveurs de l´absolu comme tous les poseurs de bombes anarchistes n´étaient pas des terroristes puisqu´ils voulaient en finir avec l´État et refusaient la représentation politique.
Bergerette (pièce de vers du XVème siècle) c´est joli, tu m´auras au moins appris quelque chose.
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"Qu'ai-je fait sinon "énoncer clairement les possibilités pratiques de la pensée radicale"? Penses-tu vraiment qu'un tel énoncé puisse se faire *en théorie*? J'ai utilisé les instruments dont je disposais pour faire une analyse de la situation présente, j'ai tout mis en oeuvre pour faire corroborer ces instruments à la pratique, et j'ai jugé bon faire un appel à l'action, parce que je suis convaincu que le moment l'exige. Et que sais-tu de la réalité démontrable de mon engagement ou des risques que je prends? Et que sais-je de ta prise sur les événements? La tienne et celle de toute cette marmaille qui joue ici aux subversifs anonymes, quand n'importe quel apprenti flic sait qu'il suffit de vouloir savoir qui se cache derrière un pseudonyme internet pour avoir jusque la couleur de son slip?(2) Certes, toi qui ne risque pas la tartufferie ni rien d'autre ne fais pas des appels. Que fais-tu, au fait, à part contempler l'intransigeance critique, c'est-à-dire commenter la pensée radicale? Que font tous ceux qui se pavanent ici, ceux qui ont laissé passer l'Albanie sans piper mot et qui allaient laisser passer le WTC avec un petit sourire de satisfaction pour la mort des "fils de pute?”
Si comme tu disais dans “le Reichstag brûle à nouveau “ce monde est à la merci d´une indiscrétion“ ta dénonciation d´une logique de conspiration à plusieurs niveaux puisqu´elle restera toujours indémontrable n´ébranlera pas ce monde, en revanche les quelques arguments que j´ai signalé tout au long de mes réponses pourraient bien, s´ils se répandent, faire beaucoup plus de dégâts sur le terrain.
Il faut répandre la “rage” à tout prix, les Palestiniens qui envoient leurs enfants au premier rang savent que c´est la seule manière de donner une culture de combat inaltérable à leurs descendants. Cette culture de combat qui aujourd´hui anime les chebab garantit l´insécurité d´Israël et l´objectif reste clair: un État palestinien avec Jérusalem comme capitale. Tant que cet objectif n´est pas atteint les Palestiniens doivent entretenir cette culture de combat. Pendant que les chebab vivent dangereusement (donc pleinement) les adolescents israéliens s´ennuient avec leurs playstations, leurs téléphones portables et leurs shabbats, heureusement que de temps en temps un kamikaze vient mettre un peu d´ambiance. Avec les sionistes comme avec les autres fils-de-putes la négociation ne mène à rien. Certains rêvent d´une Intifada everywhere, c´est ridicule, ce qu´il faut diffuser partout c´est une authentique culture de combat.
La transition de la théorie à la pratique ne peut s´opérer qu´avec une culture de combat diffusée par la rage ressentie sur le terrain.
Sur l´Albanie j´ai lu le texte de l´Observatoire de téléologie qui, à mon humble avis, n´était pas complètement dénué d´intérêt et quelques textes ici ou là mais si tu as écrit quelque chose à ce sujet je suis prêt à y prêter attention. Mon opinion sur ce sujet comme sur d´autres n´est pas arrêtée.
Tu prétends qu´ils connaissent la couleur de mon slip et alors quand bien même ils connaîtraient la taille de ma bite tu crois que ça modifierait d´un cheveu le fond ou la forme de mes écrits.
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"Qui a l'intention de sauver le monde? Je ne veux sauver que moi-même. Et si tu ne vois aucune définition de la "vie pleine" dans ma citation, je ne vois pas non plus dans ce que tu écris une définition de "métaphysique" qui ne soit pas la même vieille soupe anti-rationaliste si chère à l'obscurantisme dominant. Je ne sais rien de la théorie de l'aura de Benjamin, elle est peut-être intéressante en soi, mais parfaitement inutile pour ce qui m'intéresse. Entre Debord qui se baudrillardise dans le "simulacre" et Benjamin qui s'occupe de l'aura, je ne peux que penser qu'il y en a qui méritent le suicide. Je n'ai pas "peur de l'indicible caché derrière la peur du mysticisme": simplement, *ça ne m'intéresse pas*. Ou bien, ça m'intéresse dans la même mesure que l'histoire de la tapisserie orientale, c'est très utile pour ne pas se faire remarquer comme ignorant quand on est chez les tapissiers. De Saint-Germain à Sri Bhaktivedanta Prabhupanda, en passant par Mesmer, Raspoutine, Mme. Blavatsky, Gourdjeff, les nazis, les hippies et les habitués de La Table Émeraude à la Rue de la Harpe, la "quête métaphysique" a toujours été en très bonne compagnie. Je te la laisse."
Dans ma précédente réponse, je citais une phrase éloquente d´un Debord sur le déclin: “Je n´ai pas eu la vaine prétention abstraite de sauver le monde”. Je pensais que tu saurais faire le rapprochement avec la première phrase du “Rapport sur la construction des situations...” “Nous pensons d´abord qu´il faut changer le monde.” Changer/sauver ne jouons pas sur les mots ... surtout qu´en ce moment il est beaucoup plus amusant de jouer avec des enveloppes. Debord a bien décrit l´évolution de la société marchande mais pour le reste c´est un révolutionnaire d´opérette, voilà ce que ça sous-entendait.
Dans le début de ton envolée lyrique contre Debord et Benjamin, tu affiches toute la cohérence de ton raisonnement. Dans un premier temps tu avoues “je ne sais rien de la théorie de l'aura de Benjamin” mais alors qu´est ce qui te permet ensuite de dire qu´elle
est “parfaitement inutile pour ce qui m´intéresse”? Et enfin plein d´audace tu conclus “qu'il y en a qui méritent le suicide". Tout ceci parait burlesque et pourtant si on s´attarde un peu sur cette “dialectique”, on s´aperçoit que c´est la même que tu appliques à l´analyse des évènements du 11 septembre. En effet d´un évènement que tu ne comprends pas et dont tu dis d´ailleurs “qu´il n´est pas important de savoir *qui*” l´a commis tu veux balayer son origine et donc son sens en disant que désormais l´important est “ce qu´il va se passer *après*". Méthode de raisonnement pratique qui permet de raconter des conneries vraisemblables sur tout et n´importe quoi vu que l´origine n´est pas déterminée, on se préserve dans le même temps de toute contradiction. À l´aune de cette dialectique (rejet du principe de causalité) on comprend mieux ton rejet viscéral de la métaphysique. Laisser la métaphysique aux imposteurs revient à abandonner nos vies aux charlatans libéraux qui affirment chaque jour que le travail aliéné crée la richesse en se gardant naturellement de définir le mot richesse.
Le précepte central de la mystique capitaliste peut se résumer ainsi : si nous sommes sur terre c´est pour consommer le fruit de notre aliénation. On ne peut pas strictement contredire cette désinformation fondamentale à la survie de la civilisation du code-barre en faisant l´économie d´une critique métaphysique.
On est toujours seul pour donner un sens à sa vie en outre tu ne trouveras aucune trace de pédantisme ésotérique dans mes textes. Dans ta liste de ratés, tu devrais plutôt ajouter les Tiqqun.
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"Où finit la critique au "rationalisme marchand" et commence l'abandon de la raison?(3) Qu'est-ce qu'un "positiviste"? Et, à propos de platitudes, quand le spectacle a-t-il été autre chose que "le stade suprême de l'abstraction" de son époque? Qu'y a-t-il de nouveau dans la diatribe anti-science du littérateur Bounan?
À quoi sert la théorie?"
Et puisque tu me poses la question, réponds-la toi-même: que se passera-t-il après la révolte?
(...)
(3) il n'y a pas de raison dans le mouvement autonome de la marchandise, il n'y a que des lois. Ceux qui s'y adaptent survivent et prospèrent. Les autres périssent. (C'est la sélection naturelle des bourgeois! Les bourgeois ne sont que des pauvres bêtes! Et, surprise: nous sommes encore plus bêtes qu'eux, puisqu'ils ont toujours raison contre nous!)"

“La raison du plus fort est toujours la meilleure: nous l´allons montrer tout à l´heure”.(Le loup et l´agneau).
Tu poses beaucoup de questions qui nécessiteraient de longs développements mais voilà j´ai pas trop le temps alors je vais aller rapidement à l´essentiel.
Il faut d´abord savoir de quelle raison on parle. Le rationalisme marchand c´est le travestissement de la raison opéré à partir du postulat selon lequel le raisonnement quantitatif doit, dans tous les domaines, prévaloir sur le raisonnement qualitatif. Pour simplifier, Bounan situe le déclenchement de cette dérive (en prenant exemple sur la science) à la renaissance marchande. On peut aussi déceler dans l´art de cette époque notamment avec la création d´Adam de Michel-Ange la disparition de la sensualité (les corps ne se touchent plus). C´est le moment où prend racine la culture de l´éloignement (un autre avatar de cette époque) qui plus tard avec l´invention de la pornographie termine la mortification de la sensualité.
Un positiviste, au sens péjoratif, c´est un borné qui affirme que la prédominance de l´intelligible sur le sensible conditionne la raison pure, la seule qui doit faire autorité. Ce positiviste ne croît qu´à un “empirisme logique” qui condamne le sens, pour lui toute objection à un et un font deux est une aberration car on ne peut lui donner, du point de vue quantitatif, aucune caution “scientifique.” À ce propos justement Bounan fait une belle objection “théorique”: “Pour énoncer que un plus un égale deux, il faut d´abord reconnaître, par une abstraction semblable à celle du langage, un ensemble de qualités communes à deux objets réels. Seules ces qualités abstraites peuvent être additionnées. À un niveau plus élevé, l´aboutissement de calculs complexes rapportés à des objets quelconques ne concerne jamais ces objets eux-mêmes mais les seules qualités préalablement considérées selon un postulat initial qui dépend exclusivement du choix (et de l´intérêt) de l´observateur. L´apparente “objectivité” du calcul est toujours une illusion. Ses opérations ne s´appliquent à la réalité qu´au prix d´une réduction telle que ses résultats ne s´y rapportent que de ce point de vue particulier. Bounan (Sans valeur marchande)
La théorie révolutionnaire ne sert qu´à affranchir la pratique de tout scrupule pacifiste.
Effectivement, il n´y a rien de très nouveau dans la critique des sciences modernes (pas diatribe anti-science) de Bounan. Il se positionne finalement dans le prolongement critique des surréalistes. Et là, on retrouve le vieux débat sur la relation complexe qui unit le surréalisme et la science. Si tu veux en savoir un peu plus sur ce sujet et avoir quelques éléments de réponse à ta première question je te conseille la lecture de Michel Carrouges (André Breton et les données fondamentales du surréalisme -chapitre VII).
Dans l´état actuel des choses, après une improbable révolte, on ne peut ramasser que les désillusions d´exaltés qui ne se connaissent pas eux-mêmes.
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"La définition de spectaculaire integré qui t'impressione tant n'est qu'une liste *des effets* du spectacle, ou, si tu veux, de ses manifestations. Debord aurait pu y mettre également la dégradation de la qualité de la tarte aux pommes de MacDonald's sans rien changer à sa qualité. Ce n'est qu'une régression par rapport à ce que Debord en disait avant de faire naufrage dans une bouteille, qui a fait figure de nouveauté parce-que ça venait de la bouche de la vieille éponge elle-même."
Tu te mords la queue, parce que tu parles du Debord qui a écrit les commentaires sur la société du spectacle dans lesquels tu as puisé ta citation sur le terrorisme (in “Le Reichstag brûle à nouveau”).
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"Et il n'est pas nécessaire d'être un archétype d'anti-debordiste adroit pour connaître le rôle de l'autorité dans ce monde. La question, comme toujours, n'est pas le *quoi*, mais le *comment*. C'est pour ça, d'ailleurs, que je n'ai pas besoin de "prouver" l'existence du spectacle à personne, surtout pas à un certain Voyer, saint patron des théorisateurs."
Si on assimile le *quoi* (comme le *qui* au début) à la cause, alors on peut affirmer que l´importance que tu accordes au principe de causalité est comparable à celle que tu accordes à la tapisserie orientale.
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"Le concept me sert, voilà tout. Je m'en sers. Il est utile, il aide à percer certains voiles. Si tu as un outil plus efficace, fais-moi savoir. Ou alors fous-moi la paix avec tes vents de supériorité morale sans moyens."
Un outil plus efficace... ah oui la Kalachnikov (4000 francs au marché noir) peut te permettre de percer bien des voiles et peut-être même aussi si tu es malin des responsables politiques et financiers. Dans ce domaine le lance-rocket est un outil encore plus efficace mais j´admets qu´il n´est pas encore à la portée de toutes les bourses.
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Ta réponse se termine par des extraits autobiographiques, si j´étais malveillant je te dirais que la révolution n´a pas besoin de vieux singes gâteux mais comme tu ressembles plutôt à un vagabond en goguette, je te conseille de prendre un nègre et de publier tes mémoires en Europe. En Europe, les sociaux-traîtres raffolent d´Amérique Latine et de révolution avortée, je suis sûr qu´ils ne demandent qu´à s´émerveiller devant tes belles aventures qui concilient ces deux problèmes. Un dernier conseil, insiste bien sur tes péripéties chiliennes, les sociaux-traîtres sont des consommateurs avertis, ils prêtent beaucoup d´attention aux labels et, comme le putsch de 1973 au Chili est une appellation gauchiste d´origine contrôlée, ça ne peut que marcher.
Et que Marcos, notre imposteur, soit avec toi
Et avec ton esprit
Ya Basta
NB: Si tu veux en savoir un peu plus sur les “fils-de-putes”, Alberto Pimenta a écrit un excellent ouvrage qui s´intitule “Discours sur le fils-de-pute.” Il a été publié en brésilien chez Codecri à Rio de Janeiro en 1983. En France, on le trouve chez L´Insomniaque.
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Au début de ta réponse tu me demandais “Nous sommes sûrement devant un tournant, que va-t-on faire?” Petite coïncidence, alors que je m´apprête à poster cette nouvelle réponse, le titre d´un article de Libération, qui traîne dans ma chambre, attire mon attention et résume bien mon point de vue sur la question. Cet article traite de l'encéphalopathie spongiforme bovine et de la possibilité d'abattage de nombreux moutons, je cite le titre: “LES MOUTONS BIENTÔT FIXÉS SUR LEUR SORT”
La poursuite de la mascarade marchande ou le triomphe de la mort?
Qui survivra verra...
10/21/2001 15:30:12

Message #: 8079 from Anonymous / Reply To #: 0341 / Comme c'est romantique
J'ai reconnu Anarstring.... C'est GARAUDY. Il va se convertir ...
10/22/2001 12:59:55

Message #: 6514 from Anarstrige du coulée / Reply To #: 0341 / Simplement à titre d'information
http://www.pflp-pal.org/[FPLP]
10/22/2001 08:05:5

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Index de la version intégrale
CHAPITRE I: Petite désillusion (Anarstrige du coulée et Anonymous)
CHAPITRE II: Request for comments (Tomás Rosa Bueno,*** et Anonymous)
CHAPITRE III: Mise au point (Tomás Bueno, Omar Wisyam, Anonymous, Anarstrige du coulée, *** et d'autres)
CHAPITRE IV: Publicité (Institut de Préhistoire contemporaine, Anonymous, Pavlov et son toutou)
CHAPITRE V: The Reichstag is burning again (Contemporary Prehistory Institute)
CHAPITRE VI: Le protocole des sages de Sion, version 2001.fbi (Coline Ascao)
CHAPITRE VII: Une explication en trois mouvements suivie d'un conseil, pour *** (Tomás Bueno et ***)
CHAPITRE VIII: Le Reichstag brûle à nouveau (Institut de Préhistoire contemporaine, Anarstrige du coulée, Omar Wisyam, *** et quelques autres)
CHAPITRE IX: Police get vast power of arrest (Tomás Bueno, *** et d'autres)
CHAPITRE X: Réponse à Anarstrige / La coquille Saint-Jacques de la théorie (Tomás Bueno et Omar Wisyam)
CHAPITRE XI: Senate Bill on Surveillance Has Broad Support (Tomás Bueno, ***, Anonymous et quelques autres)
CHAPITRE XII: Le tartuffe dans la vitrine / A propos des commentaires d'Anarstrige (Tomás Bueno, Anarstrige du coulée, Anonymous, *** et alt.)
CHAPITRE XIII: L'étourdi Bueno et sa dialectique burlesque (Anarstrige du coulée et Anonymous)
CHAPITRE XIV: Le Grand Khan lit avec attention un manuscrit chinois - pour le vaillant Anarstrige (Tomás Rosa Bueno et Anonymous)
CHAPITRE XV: Une question (et une précision) pour Anarstrige (Xavier Lucarno, Anarstrige du coulée)
CHAPITRE XVI: Merci Pinochet de nous avoir débarassé d'ALLENDE (Anonymous et Guy Debord himself)
CHAPITRE XVII: Épilogue de la discussion avec Bueno autour des évènements du 11 septembre 2001 (Anarstrige du coulée et FC)
EN GUISE DE POSTFACE (Le porte-plume - aka Tomás Bueno, Anonymous, ***, Coline Ascao et Omar Wisyam)
Textes de base du débat
NYC WTC, Ben, 11 septembre 2001.
The Reichstag is burning again!, Institut de Préhistoire Contemporaine (redivivus), 25 septembre 2001.
Le Reichstag brûle à nouveau! (Version française du texte "The Reichstag is burning again!").
Ad usum homo contestataire, Anarstrige du Coulée, 1 octobre 2001.
Index de NYC WTC, mardi 11 septembre 2001 / Version intégrale.
Archives du Debord of Directors.

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